Le diabète de type 2- la maladie du mode de vie

Le diabète de type 2 est dans de nombreux cas une maladie du mode de vie, ce n'est pas une fatalité. D’après une étude parue dans the Lancet Diabetes & Endocrinology, un programme modifiant pendant 6 ans le style de vie de patients prédiabétiques (ayant une glycémie élevée sans être diabétique) diminue le risque de devenir diabétique, mais aussi la mortalité cardiovasculaire et la mortalité toutes causes confondues.
Le diabète est une maladie dans laquelle le patient souffre d’un problème de contrôle de la glycémie. Avant l’installation du diabète, certains patients dits « prédiabétiques » montrent des symptômes de tolérance au glucose. L’activité physique et l‘alimentation peuvent jouer un rôle dans le diabète de type 2.
Dans cette étude à long terme, des chercheurs chinois ont étudié 577 participants de la Da Qing Diabetes Prevention Study qui a commencé en 1986. Les participants ont été répartis en 4 groupes d’effectifs équivalents : un groupe a reçu et appliqué des conseils sur l’alimentation, un groupe sur l’exercice physique, un groupe sur l’alimentation et l‘exercice, et un groupe a reçu des traitements et soins médicaux standards sans programme particulier sur le style de vie. 439 personnes faisaient partie des groupes d’intervention et 138 du groupe témoin. Pour évaluer les effets des modifications du mode de vie, les résultats des 3 groupes d'intervention ont été confondus.
Au cours des 23 ans de suivi, la mortalité toutes causes confondues dans le groupe qui avait modifié son mode de vie était significativement plus basse que dans le groupe traité par les seuls médicaments : 28,1 % contre 38,4 %. Pour la mortalité cardiovasculaire aussi, les résultats étaient meilleurs dans le groupe d'intervention : 11,9 % contre 19,6 %. 72,6 % des patients du groupe d’intervention sont devenus diabétiques contre 89,9 % du groupe témoin.