Le magnésium contre l’AVC

Certaines études suggèrent qu’il existe une association inverse entre le niveau plasmatique de magnésium et des facteurs de risque d’accident vasculaire cérébral comme l’hypertension et le diabète. Dans cette nouvelle étude parue dans la revue Stroke, les auteurs rapportent que les femmes ayant un plus faible taux de magnésium plasmatique ont un risque accru d’AVC ischémique. Un accident vasculaire cérébral se produit lorsque le flux sanguin vers le cerveau est interrompu. Lors d’un AVC ischémique un caillot sanguin bouche une artère à destination du cerveau. En France, l’AVC est la troisième cause de décès et touche environ 130 000 personnes par an.
Le magnésium est un minéral essentiel au bon fonctionnement de l’organisme. On en trouve dans le cacao, les légumineuses, les noix, les légumes à feuilles vert foncé…Il participe à de nombreuses réactions enzymatiques. Il joue notamment un rôle dans la fonction cardiaque, dans la transmission de l’influx nerveux et dans la régulation de la pression artérielle.
Ici les auteurs ont réalisé une étude cas-témoin parmi 32 826 participantes de la Nurses’ Health Study (NHS) qui avaient préalablement fourni un échantillon de sang entre 1989 et 1990. 459 femmes ont subi un AVC ischémique (les cas) et leurs taux de magnésium ont été comparés à ceux des 459 femmes du groupe témoin. Les résultats montrent que la valeur médiane du taux de magnésium chez les 459 femmes ayant eu un AVC est la même que chez les 459 femmes du groupe de contrôle, soit 0,86 mmol/L.
Pour l’analyse des résultats deux groupes ont été formés en fonction des concentrations plasmatiques en magnésium. Ainsi, l’étude révèle que les femmes avec une concentration en magnésium plasmatique inférieure à 0,82 mmol/L ont 57% de risque en plus de faire un AVC ischémique que celles qui ont une concentration en magnésium supérieure à 0,82 mmol/L. Les auteurs proposent plusieurs mécanismes pour expliquer ces résultats : il se pourrait que le magnésium diminue la pression artérielle en bloquant les canaux calciques, atténuant ainsi le phénomène de vasoconstriction et diminuant la résistance vasculaire. Des études ont également rapporté que des taux élevés de magnésium avaient un effet bénéfique sur la résistance à l’insuline, le métabolisme du glucose et le risque de diabète de type 2