Combattre le cancer de l’ovaire avec du thé noir et des agrumes
Le cancer de l’ovaire est « silencieux », lorsque le diagnostic survient, il est déjà souvent à un stade avancé. Trouver des facteurs modifiables qui influencent le risque pourrait aider à la prévention de ce type de cancer. Il semblerait que l’alimentation puisse aider les femmes à s’en protéger. En effet, une nouvelle étude parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition rapporte que les femmes qui consomment des aliments contenant des flavonols et des flavanones (deux sous-classes des flavonoïdes) diminuent leur risque de développer un cancer épithélial de l’ovaire.
Les flavonoïdes ont la capacité de réguler les voies de signalisation cellulaire, d’intervenir dans les réactions d’inflammation liées au cancer et de réguler des cofacteurs épigénétiques. Les flavonoïdes auraient un effet chimio-préventif, laissant penser aux auteurs de l’étude qu’ils pourraient jouer un rôle dans la prévention du cancer de l’ovaire.
Dans cette étude, les chercheurs ont analysé les habitudes alimentaires de 171 940 femmes- appartenant à la Nurses’ Health Study et la Nurses’ Health Study II - âgées de 25 à 55 ans, pendant 3 décennies. Ils ont étudié l’association entre la consommation totale de flavonoïdes mais également des sous-classes de flavonoïdes (flavanones, flavonols, flavanols, anthocyanes, flavones et polymères) avec le risque de cancer ovarien. La consommation alimentaire de ces composés a été évaluée grâce à des questionnaires alimentaires complétés tous les 4 ans.
Durant le suivi, 723 cas de cancer ovarien ont été enregistrés. Aucune association significative entre la consommation de flavonoïdes totaux et le risque de cancer de l’ovaire n’a été mise en évidence. Par contre, les résultats montrent que les femmes qui consomment le plus d’aliments riches en flavonols (thé noir, oignons, vin rouge, pommes et raisins) et en flavanones (agrumes, jus d’orange) ont moins de risque de développer un cancer de l’ovaire que celles qui en consomment le moins.
« C’est la première étude à grande échelle montrant l’association entre la consommation alimentaire de certains flavonoïdes et la diminution du risque de cancer ovarien » dit Aedin Cassidy, qui a dirigé l’étude.
