La vitamine D et le mélanome

D’après des chercheurs allemands qui publient leurs résultats dans PLOS One, les patients souffrant de mélanome, la forme la plus agressive de cancer de la peau, ont moins de vitamine D dans le sang, et leur pronostic est meilleur si leur taux de vitamine D est élevé. Les chercheurs ont analysé les concentrations sanguines en vitamine D de 324 patients souffrant de mélanome et de 141 témoins en bonne santé. L’objectif était de savoir si les concentrations de vitamine D dans le sang pouvaient prédire le risque de mélanome, l’épaisseur des tumeurs primaires et la survie.
Conclusion : Les concentrations en vitamine D étaient légèrement, mais significativement, plus basses chez les patients (13,6 ng/ml) que chez les témoins (15,6 ng/ml). Dans cette étude, le seuil du déficit en vitamine D a été fixé à 20 ng/ml (50 nmol/L). En utilisant cette définition, il y avait une forte prévalence du déficit en vitamine D à la fois chez les patients souffrant de mélanome (63 %) et chez les témoins en bonne santé (63 %). Ceci est en accord avec d’autres études montrant un déficit en vitamine D dans la population générale européenne.
Les patients qui souffraient d’un déficit en vitamine D avaient des tumeurs primaires significativement plus épaisses que ceux qui n'en manquaient pas : ces tumeurs chez les patients qui avaient moins de 10 ng/ml de vitamine D étaient plus épaisses (valeur médiane : 1,9 mm) que celles des patients qui avaient plus de 20 ng/ml de vitamine D (épaisseur médiane de 1 mm).
Les 25 % de patients ayant le plus faible taux de vitamine D avaient une survie inférieure (80 mois) par rapport aux 25 % de patients qui avaient le plus de vitamine D (195 mois). Une exposition modérée au soleil semble donc exercer un effet protecteur et permettre un pronostic plus favorable, avec une augmentation de la survie.