Le pouls, indice de développement du diabète
Une nouvelle étude parue dans la revue International Journal of Epidemiology suggère que la mesure de la fréquence cardiaque au repos pourrait permettre d’identifier les personnes les plus à risque de développer un diabète dans le futur. Avoir une fréquence cardiaque élevée serait en effet un facteur de risque de diabète.
« Le diabète est une épidémie mondiale. D’après une projection, il y a aura 366 millions de personnes souffrant de diabète à travers le monde d’ici 2030 » expliquent les auteurs. « En Chine, 12% des adultes souffrent de diabète et 50% ont un pré-diabète, c’est-à-dire des niveaux de glucose dans le sang plus élevés que la normale mais pas encore suffisamment élevés pour poser un diagnostic de diabète. L’identification de facteurs de risque de développement d’un diabète ou pré-diabète est nécessaire pour mieux comprendre et prévenir cette épidémie ».
Dans cette étude, les chercheurs ont mesuré la fréquence cardiaque au repos de 73 357 adultes qui ont été suivis pendant 4 années. Les auteurs ont ensuite combiné leurs résultats avec ceux d’études précédentes menées sur le sujet et ils ont réalisé une méta-analyse. Pendant le suivi, les chercheurs ont enregistré 17 463 cas de pré-diabète et 4 649 cas de diabète. Ils ont remarqué que les fréquences cardiaques les plus élevées étaient positivement associées à un risque accru de développer un diabète. Ils ont également noté que les fréquences cardiaques rapides étaient associées à des anomalies de glycémie à jeun et à une évolution de ces troubles de glycémie à jeun vers un diabète.
« Nos résultats montrent que ceux qui ont une fréquence cardiaque au repos élevée ont un risque accru de diabète, pré-diabète et de conversion du pré-diabète vers le diabète. 10 battements supplémentaires par minute ont été associés à une augmentation du risque de diabète de 23%, semblable aux effets d’une augmentation de l’indice de masse corporelle de 3 kg par m2 » dit Xiang Gao, auteur de l’étude.
