La consommation de vin

Il ya des risques à consommer un peu d'alcool, mais aussi des bénéfices. Les risques sont souvent et à juste titre, mis en exergue, les bénéfices plus rarement.
Les risques : l'éthanol est considéré comme un cancérogène et l'alcool a été impliqué dans les cancers des voies aérodigestives supérieures, du foie, du sein. L'alcool est aussi responsable de cirrhoses, et il favorise la violence et les accidents de la circulation. L'alcool ne doit pas être consommé pendant la grossesse, avant de prendre la route, et lorsqu'on relève d'addictions. Sinon, bu modérément et régulièrement, l'alcool et surtout le vin, peut avoir des bénéfices sur la santé.
Des bénéfices cardiovasculaires sont observés avec une consommation légère à modérée d'alcool, idéalement du vin rouge pris juste avant ou pendant le repas du soir. Mais la dose fait aussi le poison selon leurs recherches. Ainsi, dans une analyse de 8 études incluant 192.067 femmes et 74.919 hommes, les personnes qui consomment un peu d'alcool ont un risque réduit de maladie coronarienne. Ce bénéfice est observé pour les personnes de plus de 50 ans, car les plus jeunes ont moins de risque de maladie coronarienne et sont plus susceptibles de boire trop. L'alcool diminue aussi les risques d'accident vasculaire cérébral ischémique, d'artériopathie périphérique et d'insuffisance cardiaque. Boire de manière légère à modérée peut aussi améliorer l’état de santé de patients souffrant d'une maladie cardiovasculaire. Dans une méta-analyse de 8 études prospectives, comprenant 16.351 patients, la protection maximale s’observait avec 26 g d’alcool par jour, soit environ 2 verres. De plus, des apports légers à modérés d’alcool amélioreraient la sensibilité à l’insuline, réduiraient l’inflammation et amélioreraient la santé des vaisseaux sanguins. En particulier, par le vin rouge, qui est riche en polyphénols ayant des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, hypotensives et anti-coagulantes. Attention cependant, au-delà de 2 verres par jour le risque cardiovasculaire a tendance à s'élever.
Lorsqu'on met en balance les risques réels liés à la consommation d'alcool, même modérée (cancers en particulier) et ses bénéfices (surtout cardiovasculaires), on constate que globalement, les personnes qui consomment un peu d'alcool ont une espérance de vie plus importante que celles qui n'en consomment jamais ou qui en consomment beaucoup. C'est entre autres ce qu'a trouvé une étude américaine récente sur plus de 124.000 personnes. Il s'agit d'une étude d'observation, ne permettant pas d'établir une relation de cause à effet, mais compte tenu des effets connus de l'alcool dans des travaux expérimentaux et cliniques, les auteurs de l'étude pensent que l'alcool à dose faible à modérée est bien un facteur de longévité, d'abord en raison de ses effets sur la mortalité cardiovasculaire, mais aussi parce que le risque de cancer (toutes causes) paraît très peu augmenté lorsqu'on s'en tient à une consommation raisonnable. Il y a une exception : le cancer du sein, dont le risque augmente même avec une consommation modérée.