Les aliments riches en fibres
Les fibres sont des molécules d'origine végétale qui ne sont ni digérées ni absorbées par l’intestin. Elles sont présentes dans les légumes secs, céréales complètes et assimilés, fruits, légumes, tubercules, oléagineux. Elles favorisent le transit intestinal et présentent différents bénéfices pour la santé, notamment pour maintenir son poids et réduire son risque de diabète ou de maladie cardiovasculaire. Mais elles peuvent aussi aider à réduire le risque de cancer du sein selon des études récentes.
Selon les chercheurs de l’Université Soochow, en Chine, les femmes qui consomment le plus de fibres seraient également les moins exposées au cancer du sein. Afin d’évaluer l’association entre la consommation de fibres et le risque de cancer du sein, les auteurs ont passé en revue 10 études incluant plus de 700.000 participantes.
Conséquence : chez les femmes qui consomment le plus de fibres, le risque de cancer du sein est réduit de 11 % par rapport à celui des femmes qui en consomment le moins. Toute augmentation de 10 grammes de la consommation quotidienne de fibres est associée à une réduction de 7 % du risque de cancer du sein.
Des chercheurs de la Harvard School of Public Health à Boston ont étudié le lien entre les apports en fibres alimentaires chez les adolescentes et les jeunes femmes et le risque de cancer du sein. Pour cela, ils ont utilisé les données de la Nurses’Health Study II. Parmi 90.534 femmes non-ménopausées qui ont rempli des questionnaires alimentaires en 1991, les chercheurs ont identifié 2.833 cas de cancer du sein invasif au cours des 20 années de suivi. En 1998, 44.263 femmes ont rempli à nouveau des questionnaires alimentaires. Parmi elles, il y a eu 1.118 cas de cancer du sein. Les résultats montrent que les apports totaux en fibres chez les jeunes femmes étaient associés avec un risque de cancer du sein significativement plus bas : -19 % pour les 20 % de femmes qui avaient le plus d’apports en fibres, par rapport aux 20 % de femmes qui en avaient le moins. Les fibres solubles comme les fibres insolubles étaient associées à un risque de cancer plus bas. De la même façon, quand on comparait les 20 % de femmes qui consommaient le plus de fibres aux 20 % qui en consommaient le moins, les apports totaux à l’adolescence étaient associés à un risque moindre de cancer (-16 %) ; pour les apports moyens de l’adolescence au début de l’âge adulte, le risque était réduit de 25 %. Ces résultats suggèrent que les apports de l’adolescence et au début de l’âge adulte sont particulièrement importants.
Un régime riche en fibres pourrait réduire le risque de cancer du sein en diminuant le taux des œstrogènes dans le sang. En effet, les hormones sexuelles stéroïdiennes sont liées au développement du cancer du sein. Les fibres réduiraient aussi le risque de cancer du sein en améliorant la sensibilité à l’insuline et en diminuant les facteurs de croissance de type « insulin-like growth factors ».
