L'aspartame et les femmes enceintes

Les édulcorants intenses, dont fait partie l'aspartame, sont sans risque avéré pour les femmes enceintes mais n'offrent «aucun intérêt nutritionnel», selon un rapport de l'agence de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) confirmant un premier avis rendu en février 2011. L'Anses, dont les experts ont passé en revue les différentes études existant sur la question, a jugé que «les données disponibles ne permettent pas de conclure à un effet préjudiciable des édulcorants intenses pendant la grossesse, que ce soit sur la santé de la mère, les paramètres obstétricaux, ou la santé du nouveau-né».

L'agence a diffusé un rapport d'étape centré sur les femmes enceintes dans le cadre de son évaluation globale «des risques et bénéfices nutritionnels de l'ensemble des édulcorants intenses». Ces produits au pouvoir sucrant qui apportent peu ou pas de calories sont utilisés en poudre ou en comprimés, dans des boissons type sodas «light», ou encore dans des produits laitiers à 0%. Ils ont été mis en cause à plusieurs reprises, notamment dans des études sur les accouchements prématurés chez la femme ou l'apparition de cancers chez des souris.

L'agence va poursuivre son travail d'évaluation des bénéfices et risques nutritionnels des édulcorants intenses pour toutes les tranches d'âge de la population générale.
Elle a en parallèle demandé à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de réévaluer la dose journalière admissible (DJA) d'aspartame, qui est pour l'instant de 40 mg par kilo de poids corporel. Les résultats sont attendus fin 2012.