Les méfaits de l’huile de palme

Cinq gouvernements européens, Pays-Bas, Allemagne, Danemark, France et Royaume-Uni ont signé une déclaration de soutien à "l'engagement du secteur privé de s'approvisionner à 100% en huile de palme durable en Europe d'ici 2020", a indiqué mardi l'Alliance française pour une huile de palme durable, une organisation créée par des industriels de l’agro-alimentaire dont Unilever, Ferrero et Nestlé.
Cette déclaration, dite "d'Amsterdam" fait suite à l'initiative lancée en début d'année par la fédération néerlandaise des huiles et graisses (MVO) et la fondation néerlandaise IDH, avec l'appui de la ministre du Commerce extérieur et de la Coopération des Pays-Bas, Lilianne Ploumen. L'Europe est le deuxième importateur mondial d'huile de palme et peut donc changer la donne, indiquent les cinq pays signataires, qui souhaitent notamment que la Commission européenne "facilite un dialogue annuel" entre les gouvernements, les industriels et la société civile sur ce sujet. L'Américain Kellogg a déjà annoncé qu'à compter du 1er janvier 2016, ses produits ne contiendraient que de l'huile "100% durable".
La culture de l'huile de palme est responsable chaque année de la destruction de millions d'hectares de forêts. Les industriels qui s'engagent dans l'huile 100% durable doivent se fournir auprès de producteurs qui protègent la forêt et l'environnement en général, et qui préservent les communautés humaines et les droits de l'homme. Leur huile de palme doit être totalement traçable. En pratique, ces industriels s'appuient sur des ONG de terrain.