Le lait bio
Le label AB pour Agriculture Biologique certifie depuis 1998 les productions qui respectent un cahier des charges scrupuleux homologué par les pouvoirs publics.
Premièrement, les vaches laitières doivent bénéficier de conditions de vie particulières : elles doivent aller tous les jours à la pâture et passer un temps limités dans l'étable, qui doit elle-même répondre à des conditions déterminées de confort : hygiène, aération, lumière... Deuxièmement, les vaches laitières ne peuvent être alimentées qu'à partir d'aliments produits sur l'exploitation, biologiques et variés. Les vaches qui produisent le lait bio sont donc nourries exclusivement avec des herbes bio et variées, et très peu avec du maïs d'ensilage qui dans le cas de la production de lait conventionnelle, peut parfois favoriser le développement de certaines pathologies traitées à grand renforts d'antibiotiques que l'on retrouve ensuite dans le lait. Enfin, troisième règle justement, l'éleveur ne doit pas utiliser d'antibiotiques, sauf en cas de crise grave pour l'animal (mais dans ce cas le lait est retiré du circuit bio) et privilégier les médecines douces.
Donc en résumé, le lait bio, c'est du lait produit par des vaches qui vivent dans de bonnes conditions de confort, qui sont alimentées en "bio" et qui sont soignées avec des médecines douces.
On peut donc supposer, comme de nombreux consommateurs, que ce lait est tout simplement meilleur que le lait conventionnel, car il est de meilleure qualité. Sur ce point pourtant, il n'y a pas de véritable consensus. Si les défenseurs de l'agriculture biologique montrent que le lait bio contient plus d'omégas 3, plus de vitamines A, d'antioxydants et de vitamines E, et un meilleur équilibre en omégas 3 et 6. Certains (comme les chercheurs de l'université de Berne, en Suisse) considèrent que le fait d'utiliser peu d'antibiotiques et d'élever les vaches dans des conditions proches de l'état sauvage, avec peu de compléments alimentaires, n'apporte pas de réelle différence en termes de qualité par rapport au lait conventionnel, mais implique une plus faible production.
