La vitamine C et les maladies cardiovasculaires
Plusieurs études ont suggéré que la vitamine C, très présente dans les fruits et légumes, avait un effet protecteur vis-à-vis des maladies cardiovasculaires. Un lien qu’une équipe danoise vient remettre en question.
Menée sur près de 100.000 adultes de plus de 20 ans, une étude a d’abord montré que les personnes atteintes d'une variation génétique (présence de l'allèle rs33972313) avaient un taux sanguin de vitamine C plus élevé que la moyenne. Tout comme la consommation quotidienne de fruits et légumes, cette vitamine C « naturelle » protégerait contre l’apparition de maladies cardiovasculaires. Pour autant, ces personnes apparemment bien nées peuvent-elles se passer des "cinq-fruits-et-légumes-par-jour" ?
Probablement pas. Car pour une concentration équivalente en vitamine C, les risques de maladies cardiovasculaires sont réduits de 10% chez les simples porteurs de l’allèle, et de 13% chez les gros mangeurs de fruits et légumes. Quant à la mortalité toute cause confondue elle est respectivement de 12 et de 20% ! Fruits et légumes possèderaient donc d'autres vertus au-delà de la vitamine C : « Les fruits et les légumes étant riches en minéraux, vitamines, antioxydants et micronutriments, il est possible que l'effet protecteur sur la fonction cardiovasculaire soit dû à l'un de ces constituants ou à une combinaison », affirment les chercheurs.
