L’impact de l’alimentation sur les hormones
Les lipides, qu’on appelle plus communément les graisses, jouent un rôle important dans la sécrétion d’hormones, qui interviennent dans la croissance, la reproduction, la digestion et le stress. On distingue deux grandes catégories de lipides : les acides gras insaturés et les acides gras insaturés. Les premiers se trouvent principalement dans les aliments d’origine animale (charcuterie, viandes, beurre…). Les deuxième, considérés comme “bons” pour la santé, se trouvent généralement dans les aliments d’origine végétale. Il faut savoir que les oméga 3 et 6 jouent un rôle important dans la régulation des fonctions hormonales et sont nécessaires à la production de certaines hormones. Pour lutter contre le phénomène de résistance à l’insuline (hormone qui fait baisser la glycémie) et l’inflammation chronique, faites le plein d’oméga 3 (poissons gras, huile de lin, de colza…).
Le stress oxydatif survient quand une cellule ne contrôle plus la présence excessive de molécules toxiques, qu’on appelle radicaux libres (produits de la respiration cellulaire). Ce stress oxydatif peut nuire à l’équilibre hormonal car les hormones y sont très sensibles. Pour limiter les dommages cellulaires provoqués par les radicaux libres, mangez des aliments riches en antioxydants. Les légumes et fruits frais en contiennent beaucoup.
L’excès de sucre peut perturber la sécrétion d’insuline et des hormones sexuelles, notamment le sucre raffiné (sucre transformé, duquel on a retiré toutes ses vitamines et minéraux). Par exemple, la consommation régulière d’aliments riches en sucres raffinés va favoriser les pics d’insuline, pour faire baisser le taux de sucre dans le sang. Au fil du temps, la sursollicitation du pancréas (qui produit l’insuline) va favoriser l’insulinorésistance (les cellules répondent moins bien à l’insuline). L’excès de sucre peut aussi entraîner un déséquilibre des hormones sexuelles, qui favorise la baisse de libido.
