La Vitamine D et l'autisme
Des chercheurs Américains se sont intéressés à la prévalence de l'autisme en fonction du lieu d'habitation chez des enfants âgés de 6 à 17 ans, qu'ils soient blancs, noirs ou d'origine Asiatique. Ils ont découvert que la fréquence de la maladie était deux fois supérieure dans les États recevant le moins de rayons UVB du soleil (nécessaires à la synthèse de la vitamine D dans la peau) par rapport aux États qui en reçoivent le plus.
Leurs travaux montrent que les personnes noires qui reçoivent le moins d'UVB ont 40% plus de risque d'avoir un enfant autiste comparativement aux personnes blanches qui reçoivent plus d'UVB (ndlr: la couleur de peau influence la synthèse de la vitamine D). Ces résultats questionnent : est-ce que l'autisme est lié à un déficit en vitamine D de la mère pendant la grossesse ou s'agit-il d'un déficit chez l'enfant pendant sa croissance ?
D'autres études ont montré que le déficit en vitamine D avait un impact négatif sur le développement du cerveau, en particulier pendant le troisième trimestre, se manifestant probablement par un risque augmenté de troubles du langage et de schizophrénie. La vitamine D pourrait aussi réduire le risque d'autisme en améliorant les défenses immunitaires de la mère et pendant les premiers mois de la vie. Il a déjà été mis en évidence précédemment que les déficits en vitamine D sont particulièrement fréquents chez les enfants autistes.
