Les faux aliments
Dans son Manifeste pour réhabiliter les vrais aliments, Michael Pollan nous interroge avec force sur notre rapport à l’alimentation. Où achetons-nous la majorité des aliments qui entrent dans nos assiettes ? Le plus souvent sur le lieu qui fournit aussi à nos voitures l’essence nécessaire à leur fonctionnement. Est-ce vraiment une bonne chose ? Pour Pollan, non. Et il propose des alternatives très intéressantes.
Le livre de Michael Pollan, invite à regarder de plus près 50 aliments industriels emblématiques soit de la malbouffe, soit du génie marketing ou des apparentes « bonnes solutions » à de faux problèmes. Histoire de vous inciter à bien lire les étiquettes en faisant vos courses et à garder le regard et la naïveté d’une grand-mère face aux innovations marketing sous lesquelles nous croulons en permanence.
Par exemple : le batonnet de crabe. Ce bâtonnet blanc et orange censé figurer de la chair de crabe n’est ni pire ni meilleur que d’autres surimis. Il a de quoi intriguer quelqu’un qui n’aurait jamais mis les pieds de sa vie dans un supermarché. Et avec sa texture étrange et son goût un peu fade, il ne gagne pas vraiment à être goûté. Si on sait qu’en plus il ne contient que 38 % de chair de poisson pour 62 % d’un mélange d’huile, d’amidon, de sucre, d’eau, d’arôme, on se demande bien pourquoi il trône dans les rayons frais.
