Les boissons

L’eau
En consommant suffisamment d’eau chaque jour, on éloigne les risques de calculs rénaux, d’infection urinaire, de constipation, hypertension, thromboembolisme veineux, maladie coronarienne, accident cérébrovasculaire, glaucome.
De combien d’eau avons-nous besoin ? Nous éliminons environ 2,5 litres d’eau chaque jour : 1,5 L par les urines, le reste par la respiration, la sudation… Sachant que l’alimentation (fruits, légumes notamment) contribue pour 20 à 30 % environ aux besoins en eau, il faudrait boire environ 2 L d’eau chaque jour, un peu plus lorsqu’on fait du sport, qu’on vit dans un environnement chaud et humide ou en altitude (au-dessus de 2 500 mètres, l’élimination urinaire et la fréquence respiratoire augmentent).
Pendant la grossesse et l’allaitement, les besoins sont un peu augmentés. Une femme enceinte devrait se procurer près de 2,5 L d’eau par jour et une femme qui allaite, environ 3 L.

Le café
Parce qu’il est riche en antioxydants. Une tasse de café renfermerait autant d’antioxydants que trois oranges. Une étude norvégienne a d’ailleurs étudié l’origine des apports en antioxydants chez 61 adultes. À la surprise générale, c’est le café qui arrive en tête. Environ 300 sortes d’antioxydants nageraient dans le fond de la tasse ou flotteraient dans les vapeurs de café. Ainsi, 150 ml de café en contiendraient 200 à 550 mg (contre 150 à 200 mg pour la même quantité de thé).

Les jus de fruits et les smoothies
Parce qu’ils contribuent à l’équilibre acide-base. Les jus de fruits ont l’avantage d’être tous alcalinisants et leur indice Pral négatif permet de contrebalancer l’excès d’acidité chronique. Les jus de fruits 100 % pur jus apportent des vitamines et des antioxydants non-vitaminiques (caroténoïdes, polyphénols) mais pas de fibres.
Les smoothies, lorsqu’ils sont fabriqués à partir de fruits entiers, ont l’avantage d’apporter des fibres, contrairement aux jus de fruits traditionnels.

Le thé et les tisanes
Parce qu’ils augmentent les défenses antioxydantes. Les flavonoïdes, un groupe de molécules de la famille des polyphénols, possèdent une puissante activité antioxydante, c’est-à-dire qu’elles protègent notre corps des dégâts provoqués par l’oxygène et ses dérivés, à l’origine du vieillissement, mais aussi de nombreuses maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires…). Le thé renferme surtout un groupe de flavonoïdes appelés catéchines (épicatéchine, gallate d’épicatéchine, épigallocatéchine, gallate d’épigallocatéchine). Un tiers de la matière sèche des feuilles de thé est constitué de flavonoïdes. Seules les fraises font mieux. Surtout, près de 80 % des flavonoïdes du thé sont libérés dans la tasse en moins de quatre minutes d’infusion ! Résultat : en Europe du Nord, plus de 60 % des flavonoïdes de l’alimentation sont dus à la consommation de thé, devant les oignons (13 %). Pommes, raisins et les autres fruits et légumes contribuent au reste.