La maladie de Parkinson et le poivron

En France, la maladie de Parkinson touche 100 000 personnes. Incurable, cette maladie se traduit par des tremblements des membres et un ralentissement des mouvements. La cause biologique en est une diminution de la production ou de la circulation d’un neurotransmetteur du cerveau : la dopamine. Certains traitements, comme la stimulation cérébrale profonde ou l’utilisation de la L-dopa, limitent les symptômes. Plusieurs études épidémiologiques ont trouvé que les fumeurs ont un risque réduit de développer la maladie, sans que l’on ait identifié la raison exacte. Le tabac appartient, comme les poivrons, les tomates et les pommes de terre, à la famille des solanacées. Une hypothèse est donc qu’un constituant naturellement présent dans ces plantes limite le risque de développer Parkinson.

Des chercheurs de l’Université de Washington à Seattle ont étudié près de 500 patients souffrant de la maladie de Parkinson, diagnostiqués entre 1992 et 2008, et plus de 600 témoins. Des questionnaires ont évalué les habitudes alimentaires et la consommation de tabac des participants afin de connaître leur consommation en poivrons, tomates et pommes de terre. Les résultats montrent que la consommation de solanacées est associée à un moindre risque de développer la maladie de Parkinson. L’effet le plus important est observé avec les poivrons : en manger 2 à 4 fois par semaine se traduit par une réduction de 30 % du risque de Parkinson. Les chercheurs ont également constaté que cet effet protecteur s’observe surtout chez les non- fumeurs ou ceux qui ont fumé moins de 10 ans. Pourtant, le tabac contient bien plus de nicotine que les poivrons ou les tomates…