L’obésité : un facteur de risque de la somnolence
Une consommation élevée de graisses augmenterait la somnolence pendant la journée. C'est le résultat d’une petite étude qui sera présentée au congrès Sleep 2013 en juin prochain à Baltimore. Pour l’un des auteurs, Alexandros Vgontzas, une part importante de la population est sujette à une somnolence excessive dans la journée, ce qui nuit à la qualité de vie. Or, l’obésité est un facteur de risque de la somnolence. Les auteurs ont voulu savoir si, chez les personnes non-obèses et en bonne santé, la composition des repas influence leur état d’éveil.
31 personnes en bonne santé, non-obèses, ne souffrant pas d’apnée du sommeil, âgées de 18 à 65 ans, ont été suivies pendant 4 jours et 4 nuits. Le temps moyen de sommeil a été mesuré sur les nuits 2 et 3. Le quatrième jour, les auteurs ont utilisé le « test itératif de la latence d'endormissement » pour évaluer l’état de somnolence des volontaires en journée ; à cinq reprises, des repas ont été servis après les siestes prévues dans le test.
Conclusion : Il apparaît que la consommation de graisses augmente la somnolence des sujets, alors que la prise de glucides est associée à un état d’éveil. En revanche, la consommation de protéines n’a aucun effet sur la somnolence. Ces résultats étaient indépendants de l’âge et de l’IMC des participants, ainsi que du temps de sommeil nocturne. Les causes biologiques de ces observations sont complexes. D’autres travaux ont montré que les graisses abdominales jouent un rôle dans les troubles du sommeil : chez les personnes en surpoids, la perte de graisses abdominales améliore le sommeil.
