Dégénérescence maculaire et complément antioxydant
Les personnes souffrant de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) reçoivent aujourd'hui un complément antioxydant avec des vitamines, des minéraux et du bêta-carotène car un tel complément ralentit la progression de la maladie. Peut-on améliorer encore les bénéfices de la supplémentation en modifiant la formule originale ? C’était l'objectif de l’étude AREDS2 (Age-Related Eye Disease Study 2), qui a duré 5 ans et impliqué plus de 4000 patients âgés de 50 à 85 ans. Dans les pays développés, la DMLA est la première cause de malvoyance chez les plus de 50 ans. Cette maladie dégénérative de la rétine toucherait un million de personnes en France.
L’étude AREDS a été lancée en 1992 pour savoir si un supplément quotidien de vitamines C et E, bêta-carotène, de zinc et de cuivre peut limiter la progression de la DMLA et réduire le risque de cataracte. En 2001, les chercheurs ont rapporté que par rapport au placebo la formulation originale réduit de 25% environ le risque de progression de la DMLA, sans effet sur la cataracte. Sur 10 ans, le risque de DMLA avancé est réduit de 25 à 30%. La formule originale de l'étude AREDS :
•Bêta- carotène- 15 mg (25000 UI)
•Vitamine C- 500 mg
•Vitamine E- 400 UI
•Zinc (oxyde)- 80 mg
•Cuivre (oxyde)- 2 mg
Les chercheurs ont voulu savoir si l’ajout de caroténoïdes (lutéine, zéaxanthine) et d’acides gras oméga-3 (EPA et DHA) à la formule originale pouvait apporter un effet protecteur supplémentaire. Les caroténoïdes sont une grande famille de pigments végétaux de couleur jaune-orange. On en trouve dans les carottes (bêta-carotène), les tomates (lycopène), mais aussi dans la courgette, le broccoli, les épinards, le maïs ou le jaune d'oeuf (lutéine, zéaxanthine). Des études ont montré que lutéine et zéaxanthine préservent la rétine des réactions d'oxydation qui pourraient l'endommager.
