Styles de vie et amélioration de la mémoire

Nous savons déjà qu'un style de vie sain est associé à un risque diminué d'être atteint de la maladie d'Alzheimer et de sénilité. Mais nous en connaissons peu sur un lien potentiel entre des choix de styles de vie positifs et des pertes de mémoire occasionnelles, expliquent les chercheurs. Pour en savoir un peu plus, une équipe d’UCLA et l'organisation Gallup aux États-Unis ont collaboré pour un sondage impliquant plus de 18.500 adultes entre 18 et 99 ans. Comme on pouvait s'y attendre, la plupart des personnes qui mangent sainement, ne fument pas et pratiquent une activité physique régulière jugent avoir une bonne mémoire. Or, l'idée préconçue que les pertes de mémoire augmentent avec l'âge n'est pas tout à fait exacte, expliquent les chercheurs: d'une part, les personnes plus âgées ont tendance à avoir des habitudes plus saines, comme manger des repas équilibrés et faire de l'exercice, que les adultes plus jeunes. D'autre part, les jeunes adultes se plaignant de leur mémoire représentent un pourcentage plus élevé que prévu.

“Les problèmes de mémoire étaient attendus chez les personnes d'âge moyen ou avancé, mais pas chez les plus jeunes”, explique le Dr Gary Small, auteur principal de l'étude et directeur de l’UCLA Longevity Center. Il ajoute que le stress peut être un facteur majeur: avec la technologie omniprésente, y compris internet, les texto et les appareils sans fil qui permettent de faire plusieurs choses en même temps, les jeunes peuvent avoir des difficultés à se concentrer et à se souvenir. L'étude a également révélé que les participants (peu importe leur âge) ayant même une seule habitude saine, avaient 21% de chances en moins d'avoir des problèmes de mémoire que ceux n'ayant aucun comportement sain. Ceux qui avaient deux habitudes positives réduisaient les risques de problèmes de 45%, et ceux ayant trois habitudes positives les réduisaient de 75%. “Nous avons constaté que plus les bonnes habitudes étaient nombreuses, moins les personnes se plaignaient de pertes de mémoire”, explique l'auteur Fernando Torres-Gil.