La vitamine D et la mémoire
Le déficit en vitamine D augmente le risque de déclin cognitif. Une revue de littérature réalisée par des chercheurs néerlandais et publiée en ligne par Ageing Research reviews semble le confirmer. L’insuffisance en vitamine D représente un problème majeur de santé publique. Cette vitamine est naturellement produite par notre organisme à condition qu’il soit suffisamment exposé au soleil. Le manque de vitamine D est associé à différentes pathologies : maladies infectieuses, cardio-vasculaires, désordres auto-immuns, cancers… Les chercheurs de l’université d’Utrecht ont sélectionné 28 études qui portaient sur le lien entre vitamine D et cognition : 25 études transversales, c’est-à-dire donnant la "photographie" d’une population à un moment donné, et 6 études prospectives, c'est-à-dire qui suivaient un groupe de personnes pendant un certain temps. 3 études donnaient à la fois des résultats prospectifs et transversaux. Les études transversales incluaient plus de 46000 personnes et les études prospectives ont suivi près de 11000 personnes pendant 4 à 7 ans.
Conclusion : Dans 18 des 25 études transversales, des taux réduits de vitamine D consommée ou dans le sang étaient associés à une diminution des fonctions cognitives ou à un risque augmenté de démence. 4 des 6 études prospectives arrivaient aux mêmes conclusions. Au total, 71 % des études ont trouvé une association entre des taux réduits de vitamine D et des fonctions cognitives diminuées. En revanche, aucune étude ne montrait qu’un niveau élevé de vitamine D aurait un effet négatif sur la cognition. Par conséquent, des niveaux réduits de vitamine D sont associés à une diminution des performances cognitives et une augmentation des risques de démence. De nouvelles recherches sont nécessaires pour savoir si en donnant de la vitamine D à des personnes carencées on peut les aider à préserver de bonnes fonctions cérébrales.
