Étude sur les effets du jeûne
Jeûner de temps en temps serait un moyen très efficace non seulement de réduire le risque de maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires et le diabète, mais aussi de garder la ligne. Des chercheurs de l’ Intermountain Medical Center (Murray) Utah viennent de présenter les résultats de deux études sur plus de 200 personnes en bonne santé, auxquelles il a été demandé pendant 24 heures de ne consommer selon le cas aucun aliment et aucune boisson, ou aucun aliment seulement - l’eau étant dans ce dernier cas autorisée. Leurs paramètres biologiques ont été comparés à une journée au cours de laquelle ils s’alimentaient normalement.
Par rapport à la journée d’alimentation normale, le jeûne augmente le taux de cholestérol (augmentation de 14% du LDL, le soi-disant «mauvais» et de 6% du HDL, le soi-disant «bon»). Cette augmentation n’est pas inquiétante dans la mesure où le rôle néfaste du cholestérol sanguin est largement remis en question. Au contraire, explique le Dr Benjamin Horne, principal auteur de l’étude, «Le jeûne provoque faim ou stress. En réponse, le corps libère plus de cholestérol, ce qui lui permet d'utiliser la graisse comme source de combustible, au lieu du glucose. Cela diminue le nombre de cellules graisseuses dans le corps. Or moins il y a de cellules graisseuses, moins on risque d’être résistant à l’insuline et de développer un diabète. »
Par ailleurs, le jeûne se traduit par une augmentation spectaculaire du niveau d’hormone de croissance (GH). Un seul jeûne de 24 heures entraîne une élévation de la GH de 2000% chez l’homme et 1300% chez la femme ! La GH est une hormone « brûle-graisses »; elle est sécrétée suite à un jeûne car le corps l’utilise pour préserver la masse musculaire et réguler le taux de glucose sanguin ainsi que le niveau de plusieurs hormones.
