La viande rouge et le diabète

Manger de plus en plus de viande rouge augmente le risque de diabète de type 2, selon un nouvel article publié en ligne dans JAMA Internal Medicine.
Le diabète correspond à un niveau trop élevé de glucose dans le sang. En France, plus de deux millions de personnes souffrent d’un diabète de type 2, caractérisé par une résistance à l’insuline. L’alimentation joue un rôle dans le développement de cette pathologie : le choix des glucides, mais aussi des lipides consommés, est important.
Cette nouvelle étude se base sur 20 années de données provenant de trois cohortes américaines : environ 26 000 hommes de la cohorte Health Professionals Follow-up Study (1986-2006) et 122 000 femmes des cohortes Nurses‘Health Study I et II (1986-2006 et 1991-2007). Les participants ont rempli un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires tous les 4 ans.

Conclusion : Par rapport à ceux dont la consommation de viande rouge restait constante, ceux qui augmentaient leur consommation d’une demi-portion par jour sur une période de 4 ans voyaient leur risque de diabète de type 2 s’accroître de 48 % sur les 4 années suivantes. La prise de poids était en partie responsable de cette élévation du risque. Ces résultats suggèrent donc que limiter sa consommation de viande rouge permet de prévenir le diabète de type 2. Ils confirment d’autres études qui ont déjà associé la consommation de viande rouge au risque de diabète.

Les auteurs évoquent la responsabilité du fer héminique, un oligo-élément pro-oxydant qui peut favoriser le stress oxydant et endommager les tissus, en particulier les cellules bêta du pancréas qui synthétisent l'insuline. De fait, des études ont trouvé une association entre les réserves de fer élevées et le risque de diabète. Dans le cas de viande rouge "transformée" (charcuteries), la responsabilité du sel nitrité a pu être suggérée par des études récentes.