Etre « Supporter » c'est bon pour la ligne
Quand une équipe perd, ses fans sentiraient leur identité en danger et ils auraient tendance à reproduire la défaite dans leur alimentation, selon une étude menée par des membres de l’INSEAD (Institut européen d'administration des affaires). Les supporters d'une équipe perdante mangent 16% de plus de graisses saturées et 10% de plus de calories, le lendemain de la défaite. À l'inverse, une victoire renforcerait le mental, donnant lieu à plus de self-control. Ainsi, au lendemain de la victoire, les supporters engloutissent 9% de moins de graisses saturées et 5% de moins de calories.
Les chercheurs se sont penchés sur les habitudes alimentaires observées le lundi dans des villes américaines dont les équipes avaient perdu la veille, jour de match pour la ligue de football américain (NFL). Aucun changement alimentaire n’a été relevé dans les villes qui n’ont pas d’équipe en NFL ou dont l’équipe ne jouait pas ce week-end-là. Les auteurs de l’étude précisent que "les effets sont d’autant plus marqués dans les villes où les fans sont très impliqués dans la vie de leur club". Ces effets augmentent également quand "les équipes adverses sont proches dans le classement" du championnat ou que "les scores des défaites sont très serrés".
Cette étude s’est également penchée sur les habitudes des Français. Invités à s’exprimer au lendemain d’une défaite de leur club, ceux-ci affirment se jeter plus facilement sur les chips et les bonbons pour consoler leur déception. Des résultats recueillis uniquement sur des ressentis. Amusant donc, mais pas vraiment surprenant.
