Alimentation et risque de cancer

Selon plusieurs scientifiques qui se sont penchés sur les menus de patients atteints du cancer, l'alimentation serait responsable de plus d'un tiers de cette maladie. D’où ce soucis légitime de rechercher les profils d'alimentation qui diminuent ou augmentent le risque de développer de tel ou tel cancer. Pour autant, on a souvent tendance à confondre alimentation et aliment et à attribuer des pouvoirs magiques, bénéfiques ou maléfiques, à tel ou tel aliment au vu d'études réalisées sur des cultures de cellules ou chez l'animal, voire en se basant sur les seuls dires de leaders d’opinion... Et effectivement, tel aliment décrié hier, est recommandé aujourd’hui. Le café, le miel, le vin, le sucre ont joué au yoyo...
Néanmoins, la balance s’est stabilisée et il est admis que des types d'alimentation protègent contre les cancers ou au contraire que d’autres augmentent leur risque d’apparition et de développement. Pour se faire une idée objective, il faut connaître les mécanismes par lesquels l'alimentation influence le risque de cancer, savoir comment établir les responsabilités et savoir comment les experts font pour définir ces relations. Rien n’est simple dans ce domaine car interviennent de nombreux facteurs qui peuvent venir au quotidien... polluer les analyses (pesticides, mode de culture et d’élevage, stockage et transport des produits alimentaires...). À cela s’ajoute la transformation des produits par les cuissons, les interactions des aliments entre eux, la quantité absorbée...