Le vin et la dépression
Voici une information qui devrait réjouir les viticulteurs qui démarrent leurs vendanges : boire du vin –avec modération- limiterait le risque de dépression. C’est le résultat d’une étude espagnole publiée dans le journal BMC Medicine. Une consommation élevée d’alcool est liée à des problèmes psychologiques, comme des troubles dépressifs. Mais plusieurs études ont montré les effets bénéfiques d’une consommation modérée de vin sur la santé, notamment cardiovasculaire. Des chercheurs espagnols ont utilisé la cohorte PREDIMED pour étudier la relation entre la santé mentale et la consommation modérée d’alcool. PREDIMED est une vaste étude menée en Espagne dont l’objectif est d’évaluer le rôle du régime méditerranéen dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. Elle a déjà confirmé que le régime méditerranéen réduit le risque de maladies cardiovasculaires.
5 500 hommes et femmes âgés de 55 à 80 ans ont été suivis pendant près de 7 ans. Les participants constituaient donc une population méditerranéenne plutôt âgée (moyenne : 67 ans), sans problème de dépression ou d’alcool au démarrage de l’étude.
Conclusion : Une consommation plus élevée d’alcool était associée au sexe (masculin), à la pratique d’une activité physique, au tabagisme, à des prises alimentaires plus élevées et au fait d'être marié. Les résultats montrent qu'il y a une relation inverse entre la prise d’alcool et l’incidence de la dépression. La boisson alcoolisée la plus consommée était le vin. Les auteurs n’ont pas pu se prononcer sur d’autres boissons alcoolisées comme la bière en raison du faible nombre de participants concernés par ces alcools. Les niveaux de dépression les plus bas étaient observés dans le groupe de personnes qui buvaient 2 à 7 verres de vin par semaine. Ces résultats restaient significatifs même après ajustement en fonction du style de vie, des facteurs sociaux, du tabagisme, de l’alimentation et du statut marital.
