Les enfants et l’oméga 3
Entre 1 et 5 ans, le régime alimentaire des enfants américains ne leur apporterait pas suffisamment d’acides gras oméga-3. C’est le résultat d’une étude publiée en ligne dans Maternal and Child Nutrition. Les acides gras polyinsaturés sont indispensables à la santé humaine. Ils comprennent les oméga-6, que l’on trouve entre autres dans les huiles et margarines de tournesol, de maïs, les céréales, et les oméga-3, présents entre autres dans les huiles et margarines de colza, de noix, de soja, les noix, les graines de lin, les poissons gras. Les acides gras oméga-3 à longues chaînes des poissons gras comprennent l’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA).
Des chercheurs américains se sont intéressés aux apports en acides gras polyinsaturés chez de jeunes enfants âgés de 1 à 5 ans. En effet, avant 1 an, les nourrissons reçoivent souvent des quantités significatives de ces lipides grâce aux laits maternels et infantiles, mais la situation évolue avec la diversification de l’alimentation. Les données de 2 500 enfants recrutés dans le cadre de la National Health and Nutrition Examination Survey ont servi à déterminer les apports en oméga-6, oméga-3 et la consommation de poisson.
La consommation en DHA était faible par rapport à celle d’enfants de moins d’un an et ne variait pas en fonction de l’âge. Les apports en acides gras oméga-6 et en EPA évoluaient avec le temps : les enfants de 1 à 2 ans avaient des apports plus faibles que les 4-5 ans. De plus, le rapport oméga-6/oméga-3 était élevé, environ de 10, alors que les recommandations officielles sont plutôt à 5. Or, ce rapport oméga-6/oméga-3 joue un rôle dans les fonctions cellulaires, l’inflammation, le développement et le fonctionnement nerveux. C’est un indicateur de la qualité d’un régime alimentaire, un rapport élevé était néfaste à la santé
