Journée mondiale de l’alimentation
Aujourd’hui, 842 millions de personnes souffrent de la faim et plus de trois millions d’enfants en meurent chaque année dans le monde. À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation le mercredi 16 octobre dernier, Action contre la faim publie un rapport intitulé « Semer les graines d’une bonne nutrition ». Un texte qui plaide pour une meilleure prise en compte de la nutrition par ses acteurs comme les agriculteurs ou encore les travaux du comité sur la sécurité alimentaire.
Les politiques et programmes agricoles doivent prendre en compte l’aspect nutritionnel. C'est la ligne du dernier rapport publié par Action contre la faim qui se base sur le cas pratique du Burkina Faso, du Kenya ou encore du Pérou en Amérique du sud. La lutte contre la malnutrition commence par une meilleure contribution de l’agriculture. Etienne Duvachat, chargé de plaidoyer sécurité alimentaire à Action contre la faim détaille les enjeux: «Agriculture et nutrition peuvent paraître des sujets très proches puisque l’agriculture produit de la nourriture qui permet d’assurer une bonne nutrition. Eh bien trop souvent, notamment dans les pays en voie de développement, ce sont pourtant les paysans et les petits producteurs agricoles qui souffrent le plus de la faim et de la malnutrition. »
« Parce que, poursuit le responsable d'Action contre la faim, les petits producteurs, les producteurs les plus vulnérables, ne sont pas en capacité de produire suffisamment pour assurer leur alimentation et des revenus suffisants. Et la situation en fait est beaucoup plus un problème de revenu que de nourriture, parce que la majorité des producteurs produisent et vendent leur production à la récolte et ensuite dépendent du marché pour se procurer à manger pendant toute l’année ».
