Les laitages & la ménopause

Les autorités sanitaires conseillent aux femmes ménopausées de consommer 3 laitages par jour pour disent-elles « réduire le risque de fractures ». Selon une analyse tirée de l’étude WHI (Women's Health Initiative), cette consommation est associée chez ces femmes à une augmentation de près de 19 % du taux d’un facteur de croissance, l’IGF-1 libre, lui-même soupçonné d'être impliqué dans le développement de certains cancers. L’Etude WHI est une étude américaine sous la conduite des Instituts nationaux de la santé des Etats-Unis, qui suit 161 808 femmes âgées de 50 à 79 ans. Un volet porte sur une étude d’intervention, l’autre sur une étude d’observation.
L’IGF-1 (insulin-like growth factor-1) est un facteur de croissance. Il stimule le développement des tissus. Nous avons besoin d'IGF-1 mais des taux trop élevés ou trop bas peuvent être problématiques. L'IGF-1 est notamment impliqué dans la croissance des enfants, comme « bras armé » de l’hormone de croissance. Le niveau d’IGF-1 est aussi modulé par l’alimentation, et notamment la consommation de certaines protéines. Les études cliniques ont établi que les protéines laitières ont un effet très marqué sur l’IGF-1 plasmatique. On estime d’ailleurs que l’augmentation générale de la taille dans les pays où l’on consomme des laitages est essentiellement due aux protéines laitières. En tant que facteur de croissance, l’IGF-1 paraît aussi impliqué dans certains cancers. En effet, les voies de signalisation qui utilisent l’IGF influencent la prolifération des cellules tumorales, leur survie, leur potentiel invasif et les métastases. Plusieurs traitements du cancer visent d’ailleurs à inhiber les réseaux de signalisation cellulaire qui utilisent l’IGF.