Les myrtilles & les maladies cardiovasculaires
Les myrtilles représentent une source de polyphénols qui pourraient aider à prévenir les maladies cardiovasculaires. De nouvelles études en amènent la preuve. Les myrtilles sont particulièrement riches en anthocyanines, des pigments de la famille des flavonoïdes, qui donnent aux végétaux leur couleur bleue, pourpre, violette, ou rouge. Les anthocyanines sont de puissants antioxydants. Les extraits de myrtilles possèdent une activité antioxydante supérieure à ceux de la cerise, du germe de blé ou de la racine de ginseng. Dans deux études contrôlées, en double-aveugle, sur 21 volontaires en bonne santé, des chercheurs britanniques viennent de montrer que la consommation de 100 grammes de myrtilles (apportant environ 766 mg de polyphénols) augmente la dilatation flux-dépendante des vaisseaux (flux-mediated dilatation ou FMD), un phénomène qui joue un rôle important dans la prévention de l'athérosclérose. Dans les situations pathologiques, cette dilatation, qui dépend de l'endothélium, est atténuée ou absente. La consommation de myrtilles (correspondant à 766 mg de polyphénols) a entraîné une augmentation de la FMD 1 à 2 heures, puis à nouveau 6 heures après l'ingestion. Des consommations supérieures n'ont pas produit d'augmentation plus élevée de FMD.
Une autre étude, chez l'animal, suggère que les myrtilles pourraient améliorer certains paramètres du syndrome métabolique. Le syndrome métabolique correspond à un ensemble de facteurs de risques : obésité, hypertension, inflammation, résistance à l’insuline, mauvais fonctionnement vasculaire, développement d’un environnement pro-oxydatif... Plus qu’une maladie à proprement parler, il s’agit d’une association de manifestations physiologiques. Au laboratoire, les chercheurs utilisent un rat obèse appelé « Zucker » comme modèle pour étudier le syndrome métabolique. Des chercheurs de l’université du Maine ont testé sur le rat Zucker les effets d’un régime riche en myrtilles (Vaccinium angustifolium) sur la fonction vasculaire. Le rat Zucker a une mauvaise réponse vasculaire à la vasodilatation ou la vasoconstriction, ce qui gêne la circulation du sang. Les myrtilles sauvages sont une des sources les plus riches en anthocyanines et autres polyphénols. Elles contiennent du ptérostilbène qui favorise l’immunité en association avec la vitamine D. Les myrtilles avaient montré des effets cardiovasculaires bénéfiques dans d'autres modèles de rat, mais jamais dans un modèle de syndrome métabolique comme le rat Zucker obèse.
