Le lait et le cancer de la prostate

Le lait à nouveau sur la sellette. La consommation de lait pendant l’adolescence, lorsque la prostate est en plein développement, est associée à un risque multiplié par trois de développer un cancer avancé plus tard dans la vie, selon une nouvelle étude islandaise publiée dans l’American Journal of Epidemiology. Le groupe d'étude était composé de 8894 hommes nés entre 1907 et 1935 en Islande. Les enquêteurs ont examiné les registres de mortalité et de cancer à partir des années 1967 à 1987 et jusqu'en 2009. Ils ont relevé par questionnaire la consommation de lait à plusieurs étapes de la vie. Au cours de la période de suivi qui a duré en moyenne 24,3 ans, 1123 hommes ont été diagnostiqués avec un cancer de la prostate, dont 371 avec une maladie avancée (stade 3 ou supérieur, ou décès par cancer de la prostate).
Conclusion : le lieu de résidence ne semble pas être un facteur de risque important. Par rapport aux hommes qui ont grandi en ville, ceux qui ont vécu à la campagne pendant les 20 premières années de la vie avaient un risque modérément augmenté de cancer de la prostate avancé, en particulier chez les hommes nés avant 1920. En revanche, par rapport aux hommes qui ne buvaient pas de lait quotidiennement lorsqu’ils étaient adolescents, ceux qui en ont consommé chaque jour à cette époque ont vu leur risque de cancer avancé multiplié par 3,2 plus tard dans la vie. La consommation de lait vers la quarantaine ou pendant la durée de l’étude ne semble pas être associée à une augmentation de ce risque.