Riz, nouilles et diabète

Certaines variétés de riz, aliment incontournable de la cuisine asiatique, mais aussi les nouilles, pourraient conduire à un risque accru de diabète de type 2. C’est ce que suggère une étude menée par des chercheurs des universités de Singapour et de Boston, qui paraît dans British Journal of Nutrition. Plus de la moitié des personnes souffrant de diabète réside en Asie. Les céréales du riz et des nouilles représentent une source majeure de glucides pour la plupart de ces populations : le riz fournirait 60 % des apports énergétiques en Asie du Sud-Est. Le riz est souvent consommé raffiné : le processus de transformation élimine le son et une partie du germe, ce qui conduit à la perte de vitamines, minéraux, composés phénoliques… Les céréales raffinées contiennent aussi moins de fibres.
Dans cette étude, les chercheurs se sont intéressés à l’association entre la consommation de riz et de nouilles et des marqueurs de l’homéostasie du glucose et de l’inflammation. L’étude a porté sur 2 728 hommes et femmes chinois de Singapour âgés de 24 à 92 ans. Les chercheurs ont utilisé les données provenant de la cohorte Singapore Prospective Study Program-2 (SP2).
Conclusion : Les apports médians en riz et nouilles étaient respectivement de 1,57 portion par jour et 0,57 portion par jour. La consommation de riz et nouilles représentait 64,6 % des apports en amidon. Une consommation plus élevée de riz était associée avec des concentrations en glucose à jeun plus élevées et un indice de HOMA-IR (un indice mesurant la résistance à l’insuline) plus élevé. De même, la consommation élevée de nouilles était significativement associée à des concentrations en glucose à jeun plus élevées et un indice de résistance à l’insuline plus élevé. La forte consommation de riz et de nouilles contribuerait donc à l’hyperglycémie en raison d’une plus grande résistance à l’insuline. Ceci ne dépendrait pas de l’adiposité ou de l’inflammation.