Les féculents et les maladies coronariennes
Les glucides sont une grande famille qui comprend les sucres simples et les aliments riches en amidon comme le pain, les pâtes, les pommes de terre. Les pouvoirs publics mettent en garde à juste titre contre les aliments sucrés mais continuent de promouvoir la surconsommation de féculents : pain, pâtes, riz, pommes de terre... Une nouvelle étude prospective conduite en Chine vient d’examiner la relation chez 117 366 femmes et hommes (40-74 ans) entre les maladies coronariennes et les apports en glucides et céréales de base, l'index glycémique, la charge glycémique.
Au début de l'étude, les participants n'avaient pas d'antécédents de diabète, maladie coronarienne, accident vasculaire cérébral, ou de cancer. Leur régime alimentaire a été évalué à l'aide de questionnaires. De nouveaux cas de maladies coronariennes ont été constatés au cours des années de suivi (chez les femmes, suivi de 9,8 ans en moyenne et chez les hommes, de 5,4 ans). L'apport en glucides représentait 67,5% de l'apport énergétique total chez les femmes et 68,5% chez les hommes. Soixante-dix pour cent des glucides totaux provenaient de riz blanc et 17% de blé raffiné.
Conclusion : des associations positives entre la consommation de glucides et les maladies coronariennes ont été trouvées dans les deux sexes. Par rapport aux participants qui mangeaient le moins de glucides totaux ceux qui en consommaient le plus avaient un risque de maladie coronarienne multiplié par 2,88. Pour les céréales raffinées, ce risque était multiplié par 1,80 et pour la charge glycémique par 1,87.
