Regarder le sport c’est aussi se dépenser

Et si regarder un match à la télévision, c’était quand même un peu du sport ? Ce rêve serait –mais en partie seulement- une réalité, d’après des chercheurs australiens qui publient leurs résultats dans Frontiers in Neuroscience. Lorsque l’on pratique une activité physique, le rythme cardiaque s’accélère, de même que la respiration, car l’organisme a besoin de plus en plus d’oxygène. Ces réponses cardiovasculaires pendant l’exercice sont dues à des activations nerveuses autonomes, impliquant par exemple les nerfs du système sympathique.
Des chercheurs de l’université de Sydney ont voulu savoir si le fait de regarder quelqu’un faire du sport sur une vidéo pouvait modifier des paramètres physiologiques comme : rythme cardiaque et respiratoire, circulation sanguine au niveau de la peau, transpiration et activité du nerf sympathique musculaire. 9 personnes en bonne santé, 6 femmes et 3 hommes, ont participé à ces travaux. Ils devaient rester confortablement assis en visionnant une vidéo. Celle-ci avait été tournée grâce à une caméra embarquée par une personne qui a marché 3 min sur une plage, avant de faire un jogging de 16 min. La vidéo présentait donc un exercice physique depuis la perspective du coureur, pour que le spectateur puisse se représenter dans sa situation de manière réaliste. Les chercheurs ont enregistré les signaux électriques des fibres nerveuses musculaires de participants.
Conclusion : Les mesures se sont modifiées lorsque les volontaires ont regardé les 16 min de course. L’activité nerveuse sympathique musculaire a augmenté, de même que le rythme cardiaque, le rythme respiratoire et la circulation sanguine au niveau de la peau. Par exemple, le rythme cardiaque a augmenté de 2 pulsations par minute, ce qui était peu, mais significatif. Pourtant, à la fin de l’expérience, aucun sujet n’a dit percevoir une fatigue quelconque à regarder cette vidéo.