Les fêtes approchent attention aux excès

Le mois de décembre est particulièrement périlleux avec son cortège d’excès de toutes sortes, qui sont souvent périlleux pour la ligne et la santé en général, avec en premier lieu l’augmentation de la résistance à l’insuline et la détérioration du sucre sanguin. Des études ont en effet montré qu’il suffit de quelques jours d'inactivité et d’excès de table pour susciter des changements préjudiciables un organisme auparavant en bonne santé. Mais une nouvelle étude montre qu’on peut effacer ou atténuer un grand nombre de ces effets. L’étude a été publiée en ligne dans The Journal of Physiology ; des scientifiques de l'Université de Bath en Angleterre ont suivi un groupe de 26 jeunes hommes en bonne santé. Tous faisaient de l’exercice régulièrement. Aucun n’était obèse.
Les bénévoles ont été répartis en deux groupes ; le premier groupe a couru tous les jours 45 minutes à un rythme modérément intense sur tapis de course (70% de la VO2 max). L'autre groupe n'a rien fait. Dans le même temps, les volontaires des deux groupes ont reçu pour consigne de limiter leurs déplacements, en diminuant le nombre de pas quotidiens de 10 000 en moyenne à moins de 4000, ce qui a été effectivement mesuré par des podomètres. Les séances d'entraînement sur tapis des hommes du premier groupe n’étaient pas incluses dans le calcul du nombre de pas quotidien. Mais quand ils ne couraient pas, ils étaient aussi inactifs que les participants de l’autre groupe. On a aussi demandé aux hommes des deux groupes de manger sensiblement plus. Le groupe qui ne faisait pas d’exercice a augmenté son apport calorique quotidien de 50 pour cent, par rapport à ce qu'ile était avant, tandis que le groupe qui faisait de l’exercice consommait près de 75 pour cent de calories en plus que précédemment, le supplément de 25 pour cent étant destiné à remplacer l'énergie consommée pendant les séances de tapis de course. Dans l'ensemble, le surplus net d'énergie quotidien des deux groupes était le même.
L'expérience a duré sept jours. Ensuite, les deux groupes sont retournés au laboratoire pour des tests biologiques, dont des mesures d'insuline et une biopsie du tissu adipeux. Les résultats sont frappants. Après seulement une semaine de libations et d’inactivité, les hommes qui n'avaient pas fait d’exercice ont vu se détériorer leur contrôle de la glycémie. Tout aussi préoccupant, leurs cellules graisseuses surexprimaient des gènes contribuant à des changements métaboliques délétères et sous-exprimaient d’autres gènes potentiellement importants pour un bon métabolisme. Mais les bénévoles qui ont fait de l’exercice une fois par jour, en dépit d’excédents d'énergie comparables s’en sont sortis beaucoup mieux. Le contrôle de leur glycémie est resté efficace, et leurs cellules graisseuses présentaient beaucoup moins d’altérations potentiellement indésirables que chez les hommes sédentaires.