Nouveau scandale avec la viande de cheval
Quelques centaines de militaires ont participé à une vaste opération de gendarmerie déployée dans 11 départements (principalement dans le sud de la France, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Languedoc Roussillon et en Midi-Pyrénées). L’objectif ? Appréhender des suspects (une vingtaine d’interpellations prévue), et effectuer des perquisitions dans le cadre d’une enquête sur un trafic de viande de cheval et de viande en gros. Pour le moment, un boucher de Narbonne a été arrêté, suspecté d’être l'organisateur du trafic. Sièges de négociants et abattoirs devraient également recevoir la visite des militaires et des gendarmes.
Ces investigations ont pour point de départ le signalement dans un abattoir de l’Aude, il y a quelques mois, de viande de cheval ne remplissant pas les normes sanitaires. En fait, il semble qu’entre 2010 et 2012, plusieurs centaines de chevaux, cobayes du laboratoire Sanofi-Pasteur, auraient été vendus dans des boucheries. Normalement, ces chevaux doivent être incinérés après les expérimentations scientifiques. Mais là, les organisateurs du trafic ont falsifié ou escamoté des documents vétérinaires afin de pouvoir envoyer ces animaux dans les abattoirs et donc les vendre en boucherie. Bien évidemment, l’appât du gain est le principal mobile : un cheval rapporte plus en pièces découpées destinées à la boucherie qu'incinéré.
