Le pruneau
Ses qualités nutritionnelles sont indéniables et, contrairement à une idée reçue, le pruneau d'Agen ne fait pas grossir. Il peut donc être conseillé à toutes les femmes et en particulier dans certaines situations. "Les vertus thérapeutiques du pruneau sont reconnus depuis longtemps : le médecin grec Hippocrate (460-377 av JC) le cite dans ses préparations de médecine" annonce le Dr Jean-Marie Bourre, Directeur de recherche INSERM. La vitamine E et le bêta-carotène qu'il contient apportent un concentré, plus important qu'aucun autre fruit, de vitamines anti-oxydantes. Elles protègent les acides gras et les membranes cellulaires de l'attaque des radicaux libres, ce qui permet de lutter contre le vieillissement, la perte d'élasticité de la peau et les rides.
Par ailleurs, le potassium contenu dans les pruneaux leur confère un effet diurétique et détoxifiant pour l'organisme. Le pruneau contient également un autre composant capital pour la femme : le bore, qui tient une place importante dans l'ossification. Allié au calcium et à la vitamine D, le bore participe activement à la préservation du capital osseux et à la conservation des os. Le pruneau contient également du magnésium, nécessaire à la contraction musculaire et à la conduction nerveuse. Autre atout ? Sa teneur en fer (2,1 mg pour 100 g de pruneau), intéressante en particulier pour la femme enceinte souvent carencée.
En dépit de sa saveur sucrée, le pruneau est un fruit peu calorique. Il ne contient pas de lipides et 93 % de l'énergie apportée par le pruneau est d'origine glucidique. Son originalité en tant que fruit réside dans la composition et la proportion de ses glucides : glucose, fructose et un polyol dont la présence est exceptionnelle, le sorbitol. "L'addition de ces trois glucides permet au cerveau de disposer d'une énergie à la fois rapidement disponible et d'assimilation progressive" explique le Dr Bourre. Ainsi, "les pruneaux pris en fin de petit-déjeuner permettent de limiter le grignotage avant midi" indique également le Dr Bourre. Une étude menée par le Pr Gérard Slama en 2007 a montré que le pruneau avait un index glycémique (IG) bas, donc "il rentre dans la catégorie des fruits secs recommandés et recommandables" indique le Dr Bourre.
