Le manque de vitamine K
De nombreux adultes et enfants en bonne santé manqueraient de vitamine K. D’après des chercheurs néerlandais qui publient leurs résultats dans Food & Function, la complémentation en vitamine K2 serait bénéfique pour ceux qui en manquent le plus. Il existe plusieurs formes de vitamine K. La phylloquinone, ou vitamine K1, se trouve dans les légumes verts comme la laitue, le brocoli, les épinards. Les ménaquinones ou vitamines K2 sont quant à elles fabriquées par la flore intestinale ; elles peuvent aussi être trouvées dans l’alimentation, dans la viande ou les produits fermentés comme le fromage, le natto, le miso. La vitamine K est bénéfique au système cardiovasculaire et aux os, mais probablement aussi pour la santé de la prostate et la cognition.
Des chercheurs des universités de Maastricht et d’Utrecht ont analysé 896 échantillons sanguins provenant de 110 participants, enfants et adultes, tous en bonne santé. Ils ont mesuré la quantité de deux marqueurs de la déficience en vitamine K : l’ostéocalcine sous-carboxylée (ucOC) et la Gla-protéine matricielle déphospho-sous-carboxylée. L'ostéocalcine intervient dans la calcification de l'os et la Gla-protéine matricielle dans la prévention des dépôts de calcium dans les vaisseaux. Pour être "activées" ces protéines ont besoin d'être transformées (carboxylées) par une enzyme. Donc des taux élevés de ces protéines sous-carboxylées suggèrent un déficit en vitamine K.
Conclusion : les enfants comme les adultes avaient des niveaux élevés des deux marqueurs de l’insuffisance en vitamine K. Ceci pourrait augmenter leur risque de perte osseuse et de durcissement des artères. Les enfants et les adultes de plus de 40 ans montraient les plus larges déficiences en vitamine K. Les recommandations en matière d’apports en vitamine K sont basées sur les besoins du foie pour fabriquer des facteurs de coagulation. D’ailleurs, la vitamine K doit son nom à son rôle dans la coagulation (« koagulation vitamin »). Dans cette étude, les chercheurs ont étudié la réponse à la complémentation en vitamine K2 ; ils ont ainsi montré que les enfants et les adultes qui étaient le plus déficients en vitamine K répondaient le mieux à la complémentation en vitamine K2.
