L’activité physique et les graisses
L’exercice diminue les comportements anxieux et favorise la présence de certains acides gras dans le cerveau, au moins expérimentalement. De nouveaux résultats obtenus sur des souris de laboratoire par des chercheurs de l’université de Porto Rico et publiés dans PLoS One confirment les vertus de l'exercice et donnent de nouvelles informations sur les processus en jeu. L’exercice physique présente de nombreux bénéfices pour la santé. Non seulement il permet de garder la ligne, de prévenir de nombreuses maladies, mais il a aussi une influence sur la santé mentale. Pratiquer une activité physique permet d’améliorer sa mémoire et ses capacités d’apprentissage.
Ici, les chercheurs ont testé les effets de l’exercice sur les comportements anxieux et les acides gras présents dans certaines régions du cerveau : le cortex, l’hippocampe, le cerebellum. De jeunes souris mâles adultes de 8 à 9 semaines ont été séparées en deux groupes : un groupe actif et un groupe sédentaire. Les souris actives ont eu accès à une roue de course dans leur cage pendant un mois. Les comportements des animaux ont été observés, des prélèvements sanguins ont été effectués, et les cerveaux ont été disséqués.
Les souris actives étaient aussi moins anxieuses : elles exploraient plus l’espace et prenaient plus de risques que les souris sédentaires, car elles se sentaient plus en sécurité. Les deux groupes de souris présentaient des niveaux similaires de corticostéroïdes, ce qui suggère que les différences de comportements n’étaient pas dues à une réduction du stress. L’analyse des lipides dans le cortex a montré, chez les souris actives, une diminution de la quantité d'un acide gras saturé : l'acide palmitique. L'acide palmitique est synthétisé par l’organisme à partir du glucose, d'acides gras ou d'acides aminés. On le trouve aussi dans l'alimentation, notamment dans l'huile de palme.
