Les atouts du chocolat noir pour la santé
Le chocolat noir est réputé bon pour la santé, ce qui réjouit ses nombreux amateurs. Lors des 247e Rencontres de l'American Chemical Society (ACS) le 18 mars à Dallas (Texas), des chercheurs ont présenté les résultats de leurs recherches sur le chocolat : ils ont trouvé que ses effets bénéfiques seraient dus aux bactéries qui produisent des composés anti-inflammatoires bons pour le cœur grâce à la fermentation du chocolat. Le chocolat est riche en molécules intéressantes pour la santé : polyphénols, flavonoïdes, magnésium, phosphore, potassium, vitamines B1 et B2… Récemment, l’Europe a officiellement reconnu les vertus du cacao pour la santé vasculaire, permettant même d’apposer une allégation santé sur certains produits.
Dans leur présentation, les chercheurs ont pu relier le rôle bénéfique du chocolat aux micro-organismes de la flore intestinale, comme l’explique Maria Moore, de l'université de Louisiane, qui a travaillé sur ce sujet : « Il y a deux sortes de micro-organismes dans le tube digestif : des « bons » et des « mauvais ». Les bons micro-organismes, comme Bifidobacterium et les bactéries lactiques acides, se régalent de chocolat. Quand vous mangez du chocolat noir, elles croissent et le fermentent en produisant des composés anti-inflammatoires ». Ces bonnes bactéries se développent au détriment d’autres bactéries du tube digestif, comme certaines Clostridia ou E. coli, sont associées à l’inflammation et peuvent causer des gaz, des ballonnements, de la diarrhée et de la constipation.
Les composés produits par fermentation du chocolat dans le tube digestif diminueraient l’inflammation et réduiraient à long terme le risque d’AVC. John Finley, qui a dirigé ces travaux à l'université Louisiana State, souligne que la poudre de cacao contient plusieurs composés polyphénoliques antioxydants, comme la catéchine et l’épicatéchine, et un peu de fibres. Ces composants ne sont pas bien digérés, mais quand ils rejoignent le côlon, les « bons » micro-organismes peuvent les transformer : « Dans notre étude, nous avons trouvé que les fibres sont fermentées et que les longs polymères polyphénoliques sont métabolisés en molécules plus petites qui sont plus facilement absorbées. Ces polymères plus petits présentent une activité anti-inflammatoire. »
