L’assimilation des alcools forts par l’organisme
Tous les alcools ne sont pas assimilés de la même façon : d’après une étude américaine parue dans Alcoholism: Clinical and Experimental Research, la vodka induirait à jeun un pic d’alcool dans le sang plus rapide et plus élevé que le vin ou la bière, pour une même quantité d’alcool bue. Ce qui pourrait expliquer pourquoi les ados recherchent en priorité des alcools forts dans les soirées de "binge drinkings".
Les boissons alcoolisées sont souvent synonymes de fêtes et de convivialité, qu'elles soient consommées à table au moment du repas, lors d'un apéro entre amis, accompagnées ou non de nourriture. Dans l'organisme, l'élimination de l’alcool dépend des enzymes du foie : les déshydrogénases hépatiques, qui métabolisent l’alcool. Celles-ci sont saturées à de faibles concentrations d’alcool. L’alcool est absorbé plus rapidement lorsque l’on est à jeun que lorsqu’on a mangé.
L’objectif de ces travaux était de comparer l’absorption de différentes boissons alcoolisées à jeun. 15 hommes en bonne santé, non-fumeurs et âgés de 25 à 65 ans, ont participé. Ils devaient s’abstenir de boisson alcoolisée 48 h avant l’expérience. Après une nuit à jeun, ils ont bu, en fonction de leur poids, 0,5 g d’alcool par kg, soit sous forme de bière à 5,1 %, soit de vin blanc à 12,5 % (Chardonnay) ou soit de vodka/tonic à 20 %. Chacune des 3 sessions de test durait 20 min : les participants devaient prendre la moitié du volume de boisson dans les 10 premières min, et l’autre moitié dans les 10 dernières. La concentration d’alcool (éthanol) dans le sang a été mesurée dans les heures suivant.
Conclusions : Le pic d’alcool dans le sang était plus élevé après la consommation de vodka/tonic (77,4 mg/dL) qu’après la bière (50,3 mg/dL) ou le vin (61,7 mg/dL). Le pic d’alcool dans le sang arrivait plus tôt après la vodka/tonic (36 minutes) qu’après le vin (54 mn) ou la bière (62 mn). La bière et le vin sont donc absorbés moins vite que la vodka/tonic.
